La Composante Mont Cameroun

La région

Le Mont Cameroun est avec sa hauteur de 4095 m. le troisième sommet d’Afrique. La région est identifiée comme « haut lieu » de la biodiversité. La gamme d’habitats du Mont Cameroun consiste des mangroves, de la végétation côtière, des forêts tropicales humides de basse altitude, des forêts sous-montagneuses et montagneuses, des prairies et des laves. Les forêts de haute montagne sont souvent enveloppées par des nuages et de la brume, qui favorisent la couverture des arbres par des fougères, des orchidées et des mousses.

Quarante neuf (49) plantes endémiques pour le Mont Cameroun ont été identifiées. De tous les oiseaux endémiques pour les montagnes du Cameroun, vingt (20) espèces ont été trouvés ici. Trois (3) primates sont endémiques pour la région : le mandrill, le Preuss’ guenon et le guenon à oreilles rouges. Autres espèces de mammifères d’une grande valeur pour la conservation sont présentes dans des quantités significatives : (red-capped) mangabey, éléphant de forêt, chimpanzé, et céphalophe d’Ogilbe et de Bay.

La population, approximativement 300.000 personnes, consiste des ethnies indigènes des Bakweri, Bomoko et Balondo, qui cohabitent avec une population plus large des migrants d’autres parties du Cameroun et du Nigeria. Le mélange des culture entraîne des différentes occupations variant de l’agriculture à la pêche et la cueillette des produits forestiers non-ligneux.

Le projet

Le site d’intervention du Projet Mont Cameroun couvre les deux versants du volcan, de même que la côte Atlantique, les marécages de Mangroves et un nombre de Réserves Forestières.

Exécutants : Jardin Botanique de Limbé – MINEF, DFID, Kew Botanic Gardens, GTZ
Siège : Limbé et Buéa
Superficie : 400 km2 dans le Département de Fako de la Province du Sud-Ouest.


Histoire du projet:

Le Mount Cameroun Project est constitué de deux volet : Limbé et Buéa. Le volet Limbé a commencé en 1988 avec un aide financier de l’ODA au Jardin Botanique de Limbé pour une phase de 6 ans, suivi par une deuxième phase avec financement GEF et DFID de 1994-2002. Le site de Buéa a démarré en 1995 sous financement du BMZ.

Objectifs:

  1. Exécution des inventaires de flore et de faune et établissement d’un programme de suivi-écologique sur la dynamique forestière de la région
  2. Achèvement des négociations avec les villages riveraines sur le zonage y compris les limites des aires stratégiques
  3. Elaboration des plans d’aménagement pour les zones forestières sur la base des accords d’accès et utilisation des forêts négociées avec les communautés
  4. Extension des programmes de sensibilisation et d’éducation environnementale des populations locales sur la gestion de la biodiversité.


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