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La Composante Campo Ma’anLa région
Campo Ma’an est un site d’une grande diversité biologique. On y trouve des écosystèmes côtiers, forêts tropicales de basse altitude appartenant au biome des forêts Guinéo-Congolaises, zones montagneuses et des fleuves de l’eau douce. La végétation et la faune sont caractérisées par un grand nombre d’espèces endémiques et menacées. En total l’Unité Technique Opérationnelle (UTO) de Campo Ma’an a une population d’environ 60.000 habitants. La majorité vie dans l'un des 120 villages (35.000 personnes) et le reste est concentré dans 17 campements liés à 2 entreprises agro-industrielles (25.000 personnes). On distingue 7 groupes ethniques : les Bulu et Ntumu (agriculteurs et chasseurs), les Batanga et Iyassa (pêcheurs), les Mabea et Mvae (agriculteurs, chasseurs et pêcheurs) et les Bagyeli, un peuple pygmées vivant comme des migrants quasi permanent dans des campements retirés et isolés en plein forêt (chasse et cueillette). Le site Campo Ma’an, étant un site sensible, a bénéficié des mesures compensatoires pour les effets négatifs sur l’environnement des travaux de construction du passage de l’oléoduc « le pipe-line » Tchad-Cameroun. Le projetLa Composante Campo Ma’an est active sur l’ensemble de l’espace de l’UTO Campo Ma’an, dont le Parc National de Campo Ma’an forme une partie clé.
Historique du projet:Le Projet d’Aménagement et de Conservation de la Biodiversité de Campo Ma’an a démarré en 1997 et est exécuté par SNV et Tropenbos International en étroite collaboration avec la Délégation Départemental du MINEF de l’Océan. Le projet suit la création en 1932 de la Réserve de Faune de Campo et en 1980 de la Réserve de Production de Ma’an, les deux depuis 1999 jumelées dans l’UTO. Le projet fut impliqué dans la création du Parc National de Campo Ma’an à l’an 2000, comme site de compensation pour les dégâts sur l’environnement, causé par la construction du « pipeline ». Objectifs:
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