Introduction

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La République du Cameroun couvre une surface de 475.000 km2 s’étendant entre les latitudes 2-13º Nord et entre les longitudes 8-16º Est. En 2000, la population humaine était estimée à 15 millions, avec un taux de croissance annuel de 2,6%. La densité démographique est parmi les plus élevées des pays de l’Afrique Centrale.

Au Cameroun on y retrouve près de 90% des écosystèmes africains, appartenant aux éco-régions sahélienne, soudanienne, forestière tropicale humide, afromontagnarde, côtière et marine. Il en résulte une diversité de la flore et de la faune qui place le Cameroun au 5ème rang en Afrique après la République Démocratique du Congo, l’Afrique du Sud, Madagascar et la Tanzanie. En ce qui concerne sa diversité des primates sylvicoles, le Cameroun se place même au 2ème rang des pays africains, derrière la République Démocratique du Congo. Cette richesse en diversité biologique consiste d’un réservoir énorme de matériel génétique.

La biodiversité (l’ensemble des organismes vivants et les écosystèmes terrestres et aquatiques) gérée dans les aires protégées et sur le domaine national a été sujet à un nombre de menaces, telles qu’une méconnaissance du potentiel, une exploitation non-durable par les populations riveraines et les opérateurs économiques, un faible montage institutionnel de la part de l’administration et une insuffisance de moyens financiers et matériels.

La gestion conservatoire par les services étatiques a durée jusqu’aux années 1980. Un changement positif a commencé avec la nomination comme réserves de la biosphère des Parc Nationaux de la Bénoué et Waza et la Réserve de faune de Dja. Un grand pas devant était la création en avril 1992 du Ministère de l’Environnement et des Forêts (MINEF) par le Gouvernement. Egalement en 1992, il s’est tenu le « Sommet de la planète Terre » à Rio de Janeiro, avec comme un des résultats « l’Agenda 21 ». Dans le cadre de ce plan d’action qui visait une combinaison d’une utilisation durable des ressources naturelles et une réduction de la pauvreté, les pays occidentaux ont promis d’apporter leur assistance financière et technique aux états avec une grande biodiversité à conserver ; d'où la naissance du Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF – Global Environmental Facility).

Ensuite avec l’évolution des concepts et orientations, la gestion des aires protégées devient de moins en moins conservatoire et bipartite, et elle se veut participative. Il s’agit de prendre en compte les préoccupations de tous les intervenants : Administration, partenaires financiers, ONG, populations riveraines et opérateurs économiques. C’est en vue de développer davantage et de tester cette nouvelle approche de conservation, que le Gouvernement Camerounais avec ces partenaires a monté le Programme de Conservation et de Gestion de la Biodiversité au Cameroun.

 

Introduction
Cadre juridique
Objectifs du Programme de Conservation et de Gestion de la Biodiversité au Cameroun
Partenaires du Programme
Structure opérationnelle
Organes de concertation et de gestion


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